La norme salariale : une règle invisible, mais qui s’impose pourtant à tous les employeurs.


Le gouvernement fixe désormais la norme salariale à 0 % pour la période 2025-2026.

En février, le Conseil central de l’économie (CCE) avait déjà annoncé une marge indicative.

L’arrêté royal du 12 septembre 2025 confirme officiellement cette marge.
Mais savez-vous réellement ce que c’est ? La norme salariale est un cadre légal qui fixe, tous les deux ans, la marge maximale d’augmentation des coûts salariaux dans le secteur privé.

Son objectif ? Préserver la compétitivité de notre économie face à nos voisins (Allemagne, France, Pays-Bas) tout en maintenant un équilibre entre pouvoir d’achat et emploi.
Encadrée par la loi du 26 juillet 1996 et complétée par la note dite “Smet”, rédigée à l’époque par la ministre emblématique Madame Miet Smet ! Cette note interprétative précise les éléments qui composent le coût salarial et distingue les augmentations autorisées sans restriction de celles soumises à la norme salariale.

Le coût salarial comprend toutes les dépenses patronales liées à l’emploi, notamment :

-Les salaires bruts des travailleurs
-Les primes et bonus
-Les avantages (ex. chèques-repas, voiture de société)
-Les cotisations patronales de sécurité sociale
-ETC

Exemple concret : l’augmentation des chèques-repas à 10 € en 2026

À partir du 1er janvier 2026, la valeur faciale maximale des chèques-repas pourra atteindre 10 €.
Cependant, comme ces chèques font partie du coût salarial, une augmentation de la part patronale entraînerait une hausse du coût salarial .
Or, pour la période 2025-2026, la norme salariale est fixée à 0 %.

Concrètement, cela signifie que l’employeur ne peut pas, en principe, augmenter les CR sans enfreindre la norme, sauf si le travailleur finance entièrement cette augmentation, ce qui n’aurait pas de sens …

Sachez que le gouvernement envisage de rendre possible cette augmentation. Reste à voir si cette mesure sera effectivement mise en œuvre et comment.

Le gouvernement invite les partenaires sociaux à remettre un avis sur cette réforme avant le 31 décembre 2026. Ils doivent proposer des solutions afin de trouver un meilleur équilibre entre compétitivité économique et pouvoir d’achat.

𝑪𝒉𝒆𝒛 𝑷𝒓𝒐𝑳𝒆́𝒈𝒂𝒍,

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